La France se salit les mains en Syrie
La France envisage de fournir des moyens de communications à l’opposition armée en Syrie , a déclaré vendredi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius sur les ondes de France Inter.
« Il est envisagé, les Américains l’ont fait, peut-être nous le ferons, de donner non pas des armes mais des moyens de communications supplémentaires » aux rebelles, a annoncé le diplomate.
Toutefois, comme l’avait indiqué auparavant le chef de la diplomatie française, Paris n’a jamais pris part aux livraisons d’armes aux opposants syriens, tout en étant au courant de ces livraisons.
Selon Fabius, le problème des livraisons d’armes pourrait être évoqué au Conseil de sécurité de l’Onu à condition de lever l’embargo sur les exportations d’armes vers la Syrie.
Auparavant, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé que les Etats-Unis fournissaient des équipements spéciaux à la Syrie et à d’autres pays.
La Russie pour le plan Annan
Le plan de l’émissaire spécial de l’Onu et de la Ligue arabe en Syrie Kofi Annan constitue une chance pour l’évolution démocratique de ce pays, a déclaré vendredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.
Selon lui, « le plan de Kofi Annan » donne une chance à une évolution démocratique stable de la Syrie, « il ne faut pas laisser échapper cette chance ».
Le 6 juin dernier, Lavrov a proposé de convoquer une conférence des pays qui ont une influence réelle sur les parties en conflit syrien. Selon Moscou, la conférence ne cherchera pas à se substituer au Conseil de sécurité de l’Onu. Son but est de soutenir le plan formulé par l’émissaire spécial des Nations unies et de la Ligue arabe Kofi Annan et de stimuler le dialogue entre le gouvernement et les rebelles.
Selon Moscou, la participation de l’Iran à une conférence internationale sur la Syrie, suggérée par le Russie, est absolument indispensable, a indiqué vendredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.
« Nous estimons absolument indispensable d’inviter toutes les parties intéressées, y compris l’Iran, si nous tenons effectivement à mobiliser toutes les ressources de la communauté internationale pour arrêter la violence en Syrie et transférer la situation dans un cadre politique », a déclaré M.Lavrov à l’issue d’un entretien avec son homologue irakien Hoshyar Zebari, en visite à Moscou.
De son côté, Zebari a également souligné qu’il serait inadmissible de tenir des rencontres internationales sur la Syrie en l’absence de l’Iran.
« En tant que voisin le plus proche de la Syrie, l’Irak juge inadmissible d’organiser des rencontres internationales sans la participation de Téhéran », a dit le ministre irakien, en espérant que la prochaine conférence internationale sur la Syrie apporterait sa contribution à la mise en œuvre du plan Annan.




















